Gentil coquelicot

8 heures. Aller travailler, en mode aquoiboniste.


Huit heures, pavés glissants et humeur grise, mais cela ne fait rien. Dans quelques instants, la rue va s’éclairer.

Le petit miracle est quotidien. Ce sont d’abord deux silhouettes, au loin, que l’on distingue : celles de la mère et de son petit garçon, penchées avec douceur l’une vers l’autre, dyade harmonieuse et dansante dialoguant une conversation secrète sur le chemin de l’école.

Peu à peu leur image se précise, et –soudain- la tache vermillon du rouge posé sur les lèvres de la maman éclôt, dans le décor saturé de sombre.

C’est une petite flamme, vive et légère, un coquelicot semé avec malice par les djinns du pavé sur nos matins chagrins. La lumière s’est allumée d’un coup, tout alentour éclabousse l’été et les petits sentiers de traverse, ciel clair, blés dorés et nuages en goguette au-dessus des clochers.

Au-dessus de la bouche joliment dessinée, deux yeux bleus me sourient quand je les croise, puis une voix claire et flûtée carillonne un gai « bonjour », dont les clochettes légères et chantantes sont aussitôt reprises par le petit garçon, qui tient fièrement sa fée par la main.

Ca y est, ils sont passés, le quotidien reprend son droit chemin, mais ça ne fait rien. En quelques secondes, le monde est redevenu coloré et joyeux.

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s