« Tu es une très belle femme. »

Sur la table lumineuse, les radios, affichées. Passée aux rayons X, je contemple mes intérieurs. Mais je ne me vois pas de l’intérieur.

La situation ne s’y prête guère, mais je réprime à grand-peine une folle envie d’éclater de rire. Plantée aux côtés du radiologue qui fait l’état des lieux, je regarde mon corps apparaître à ses yeux. Chaque énoncé de son diagnostic en façonne les linéaments, fait saillir ses arcanes les plus secrètes, le définit et le fait exister tel qu’il se révèle en cet instant à autrui : un squelette constellé de taches phosphorescentes, un spectre à l’allure grotesque.

Une déception suinte. N’ayant jusqu’ici jamais eu à faire de radios de mon corps entier, la curiosité de me voir sous forme d’images inédites me titillait. Or, – si j’écoute avec intérêt ce qui m’est expliqué – je n’ai aucun plaisir à regarder ces clichés, dont j’espérais pourtant qu’ils me procurent une excitation semblable à celle que l’on peut éprouver en découvrant les images de planètes lointaines publiées par la Nasa. Subitement, je me retrouve mouche prise au piège de notre époque de sur-sollicitation par les images, qui perturbent le regard en le déréglant : à force de chercher sans cesse de nouvelles images pour alimenter la jouissance de voir, le principe de plaisir occulte la fonction première de l’œil, consistant à percevoir. Et ce faisant, nous aveugle.

Pourtant, paradoxalement, un rien d’aveuglement volontaire peut suffire à la perception pour reprendre le dessus. Tout en écoutant le praticien dérouler le chapelet de mes dysfonctionnements aux noms baroques, je songe à cette expérience vécue autrefois avec une amie : un dîner au restaurant dans le noir complet, servi par des non-voyants et proposé par l’établissement en question à fins de se mettre à la place de ces derniers pour développer notre empathie à leur égard.

Une fois installée à notre table, j’ai rapidement évacué le malaise intrinsèque à la marchandisation de l’expérience, compris qu’elle se jouerait ailleurs : dans le curieux sentiment de sécurité, doublé d’un apaisement immédiat,  suscité par ce confinement dans l’obscurité. Privée de ma capacité à distinguer ce qui m’entoure, attentive à mon ressenti, je me suis retournée sur mon intériorité. Une sensation pulsatile s’installe, j’entends mon cœur qui bat, la course du sang dans mes veines. Venue de loin, une rumeur enfle et pousse.

Les plats arrivent, et avec, cet étonnement : privés de vision, nous ne savons plus ce que nous mangeons, même leur goût ne suffit pas à les identifier complètement. Je tâtonne un temps à la recherche des couverts, puis décide de m’en passer. Transgression-régression délicieuse que de manger avec les doigts et surtout, autre surprise pour moi qui professe si souvent ma liberté à l’égard des conventions sociales, à l’insu de tous. En nous plongeant dans l’indistinction, le noir nous délivre en effet du regard d’autrui, mais plus encore de ce sentiment d’emprise dont Sartre disait fort justement que nous « éprouvons notre insaisissable être-pour-autrui sous la forme d’une possession. Je suis possédé par autrui ; le regard d’autrui façonne mon corps dans sa nudité, le fait naître, le sculpte, le produit comme il est[…] Autrui détient un secret: le secret de ce que je suis». Délivrance, donc, à laquelle vient s’ajouter en cet instant celle de ne plus être visible partout et par tous, traquée jusque dans mes replis les plus intimes, en cette ère de surveillance technologique généralisée. A laquelle pourtant je contribue, tant – ne serait-ce qu’avec le selfie – nous nous mettons en scène socialement, nous observons et nous épions nous-mêmes. Pure manière de se perdre dans le monde contemporain que d’y être absorbé par le spectacle hypnotique de son reflet.

Je fourre maintenant les aliments à pleines mains dans ma bouche, sans souci des conventions. Une proximité ancienne avec l’aliment remonte. Il y a de la férocité à manger comme une bête, et la poussée intérieure ressentie en arrivant s’intensifie. Le sang tambourine dans la caverne du noir, je m’y métamorphose, érectile. Des pulsions s’y désinhibent, mais – plus encore – une transmutation se joue dans l’obscurité : sans vision pour nous distraire,  la chimère de l’image du corps et des explications apparentes qu’elle produit à nos yeux ou à ceux d’autrui se calcine alors d’elle-même. Nous laissant libres de nous recentrer non pas sur le corps, mais le cœur du sujet.

Car, tous, nous savons qu’au sein des ténèbres se loge le cœur du sujet. Suppression quasi-complète de toute émission lumineuse, fréquence ultime, tout s’y éteint et s’y allume en même temps. Dans le noir, les images cessent de nous imposer leur cécité hystérique, de nous divertir de ce que nous ne voulons pas voir. Et nous pouvons dès lors retrouver le savoir propre à apurer les inanités bariolées imposées au regard par les mirages de la technologie.

Ce savoir qui « ressemble fort à ce que les hermétistes prétendaient savoir de l’existence d’outre-tombe, comme si le monde de la mort eût continué pour l’âme le monde de la nuit. »

L’œuvre au noir, M.Yourcenar.

24 Commentaires

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24 réponses à “« Tu es une très belle femme. »

  1. J’ai toujours eu du mal à regarder une radio de mon corps.Comme un négatif à développer; en quelque sorte un envers de soi alors qu’il s’agit à ce moment précis, de se voir à l’endroit. Je n’ai pas la distance ni le courage.
    Merci pour la citation de Yourcenar. Cela m’a rappelé n beau souvenir de lecture.

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    • Je comprends ton ressenti face à ces images, qui sont en elles-mêmes toujours troublantes, dans le sens où elles viennent perturber la perception que nous avons de nous-mêmes. Ce n’est pas toujours simple d’y faire face… Je crois que cette fois-ci pour moi, la curiosité, l’importance de savoir ont supplanté le reste. Mais la sensation du spectre subsiste. J’en ris, je crois, grâce au sentiment de l’absurde, qui m’habite depuis longtemps 🙂 Je suis heureuse de savoir que tu aimes Yourcenar ; avec Patrick Chamoiseau et Julien Gracq, elle fait partie de mes auteurs préférés.

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  2. Je suis content d’avoir de tes nouvelles Esther Luette !

    J’ai aussi des souvenirs du « restaurant dans le noir », et des sensations tellement autres que ce dont nous avons l’habitude, au point de ne pas pouvoir dire, par exemple, si nous avons mangé de la viande ou du poisson !

    (Techniquement parlant, je ne suis pas certain que le noir soit la somme de toutes les fréquences lumineuses, il me semble plutôt que c’est le blanc qui répond à cette définition. Le noir, c’est l’absence d’émission lumineuse.)

    Je te souhaite une bonne soirée.

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    • Moi aussi, je suis contente d’avoir de tes nouvelles, de pouvoir revenir à ce blog et ses échanges dont mon quotidien m’a bien trop éloignée ces derniers temps 🙂 Comme toi, impossible de dire ce que j’y mangeais, j’ai même confondu du canard avec du porc , haha. Pour ce qui est du point technique, tu as certainement raison, je confonds toujours les principes techniques du noir et du blanc ! Je vais corriger ^^

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  3. As-tu lu « Et la lumière fut » de Jacques Lusseyran, parcours d’un enfant aveugle dès l’âge de 8 ans. Ton billet m’y a fait penser. Ravie de te lire, tu te faisais rare ;o)

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    • Non, je ne l’ai pas lu. Mais je viens de l’inscrire dans mes tablettes, que tu établisses un lien entre ce texte et le mien suffit à me donner envie de le lire ; j’aime l’idée de comprendre pourquoi 🙂 Je suis moi aussi heureuse de te lire ici, mon quotidien m’a éloignée bien à regret de l’écriture et des échanges qu’elle suscite ici. Je croise les doigts pour parvenir à reprendre plus régulièrement mes élucubrations 😉

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    • Je souris car je viens de trouver cette citation, extraite du livre dont tu me parles : « C’est alors qu’un instinct (…) m’a fait changer de direction. Je me suis mis à regarder de plus près. Non pas plus près des choses mais plus près de moi. A regarder de l’intérieur, vers l’intérieur, au lieu de m’obstiner à suivre le mouvement de la vue physique vers le dehors. Cessant de mendier aux passants le soleil, je me retournai d’un coup et je le vis de nouveau: il éclatait dans ma tête, dans ma poitrine, paisible, fidèle. Il avait gardé intacte sa flamme joyeuse: montant de moi, sa chaleur venait battre contre mon front. Je le reconnus, soudain amusé, je le cherchais au-dehors quand il m’attendait chez moi. »

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  4. Je suis heureuse de te lire !
    J’espère que ces radios ne t’ont rien révélé de dangereux. Le livre de Lusseyran m’a touchée et m’a semblé parler pour moi. Je crois qu’il te plairait ! Ton texte me rappelle aussi l’absence de miroir dans Huis Clos de Sartre. Je ne suis pas spécialiste de cet auteur mais il semble revenir souvent sur cette dépendance que nous avons du regard d’autrui. Pourtant, je suis plutôt comme Ines dans Huis Clos – je me sens de l’intérieur.

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    • Ah Frog, quel plaisir de te retrouver ici fidèle aux posts, comme tous ceux qui déposent ici sans faillir leurs réflexions, en dépit de ma présence intermittente ces derniers temps. Nos conversations me manquent, vous me manquez tous, et je réalise combien votre présence m’importe, en tant qu’elle témoigne d’une forme d’amitié qui n’a pour moi rien de virtuel. Mes radios n’ont rien révélé de dangereux, sois rassurée, juste quelques ravages de l’âge bien avant l’heure 🙂 J’ai déjà en projet de lire ce livre, que tu l’aies aimé rajoute à son intérêt ^^ Il faudrait aussi que je relise Huis Clos ; Sartre – avec lequel je ne suis pourtant pas si souvent d’accord – ne cesse de me titiller sur des sujets qui me préoccupent ! Je t’envie de te sentir de l’intérieur, moi dont l’enveloppe se manifeste souvent de façon trop envahissante à mon goût 🙂

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  5. Tu m’as manqué. Je suis allé justement faire un tour ce matin sur ton blog, n’ayant
    aucune nouvelles de toi, j’ai pensé que je m’étais peut-être désabonné involontairement, mais non, tu n’avais rien publié depuis mi-octobre, ça fait deux mois et demi. Je crois que c’est un record depuis que je te lis. Je venais juste de terminer un sonnet sur Mirabelle quand j’ai vu ton avatar apparaitre sur mon ordinateur, enfin ! Il y en a un autre que j’attends de voir publier avec impatience, c’est Stéphane Chabrière, sur le blog Beauty Will Save The World, je le suis depuis au moins cinq ans. Tous les jours ou presque, il publie un poème qui lui a plu, c’est une superbe anthologie de la poésie mondiale. J’ai commencé à écrire sur internet sur son blog, dans la rubrique Commentaire. Je lui dois beaucoup car les poèmes qu’il a publié m’ont ouvert à moi-même. On a besoin d’un autre pour être soi. C’est indispensable. Imagine un enfant qui ne bénéficierait que de soins qui permettent à son organisme de survivre, on peut aisément imaginer qu’une machine, un jour en devienne capable avec les progrès de la technologie, et bien que deviendrait cet enfant ? Son développement psychologique serait compromis, ce phénomène largement décrit, porte d’ailleurs un nom, l’hospitalisme. Le symptôme principal étant un « replis sur soi », terme impropre d’ailleurs, car comment se replier sur soi quand soi n’est pas ? Un poème, la littérature en général, c’est une communication, quand on lit un texte littéraire, quelqu’un s’adresse à nous, je ne sais pas qui, pas l’auteur, lui n’est que l’instrument de celui qui s’adresse à nous, il accepte de se laisser traverser par lui, j’ai lu une très belle formule ce matin qui disait cela. Bernard Noël, alors qu’il était parfaitement inconnu de Georges Perros, à la lecture de sa première publication « Papiers collés », lui écrit : « S’il fallait absolument le définir – votre livre – je lui prêterais, parce qu’il incarne à mes yeux ce mot de B.Constant à Madame Récamier : « Je suis destiné à vous éclairer en me consumant. »… P 54 Oeuvres Georges PERROS, Quarto. Quand on écrit, on ressent cela, c’est quand les mots nous échappent qu’ils sont vrais et tout le plaisir de l’écriture résulte de se sentiment de « dépossession » de nous-même. Duras dit très bien cela, à plusieurs endroits, « L’écrit vient d’ailleurs, d’une autre région que celle de la parole orale. C’est une parole d’une autre personne qui, elle, ne parle pas. » elle dit aussi « Le plus difficile, c’est de se laisser faire », Marguerite Duras, pour Le Magazine Littéraire, 1990. À chaque fois, donc, c’est un autre qui dicte. Appelles-le comme tu veux, mais c’est lui la lumière qui jaillit des ténèbres. Dis-donc, en parlant de lumière, ta radio est de circonstance, ton intérieur doit ressembler à un sapin de Noël ! Blague à part, j’espère que ça n’est pas grave. Bon rétablissement, et très amicalement. Vincent

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    • J’ai éclaté de rire à l’image de ce sapin de Noël, qui est parfaitement à l’image de ce que renvoyaient les radios !! 🙂 Rien de grave, comme je le disais dans un commentaire précédent. Juste un vieillissement prématuré des articulations. Je paye probablement d’avoir fait beaucoup de sports dits traumatiques dans ma vie (ski, cheval, tennis, gymnastique, course à pied…), mais je ne regrette rien. Ce qui est fait l’est, et bien fait ^^ Toi aussi, tu m’as manqué et nos échanges avec ; il m’a fallu prendre le mors du quotidien pour résoudre certaines équations, notamment économiques, et cela m’a demandé un investissement qui a oblitéré jusqu’à l’envie d’écrire. Je crois aussi que le repli consécutif -et nécessaire ! – à la traversée de ces dernières années douloureuses a pris fin, et que le besoin d’autrui ressurgit. Tout comme cet autre qui dicte, dont parle Marguerite Duras. Je réalise qu’à force de me vouloir étanche à tout, je n’arrivais plus à le laisser faire, encore moins à exister. Il faut maintenant que je réintègre mon écriture, et surtout une forme de sensibilité qui m’est nécessaire pour être totalement sincère, du moins totalement dans ma parole. Elle a été bien malmenée, mais elle palpite encore. Il ne lui manque qu’un peu de pratique, je vais la cultiver ^^ Je te serre dans mes bras en pensée, avec beaucoup d’affection.

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      • Celle qui dicte

        Pourtant je sais bien
        qu’il ne sert à rien
        de la retenir
        j’implore un répit
        un dernier pour la route
        prétexte que ce n’est pas fini
        farouchement
        je fais comme si

        pourtant je sais bien
        qu’elle me quitte
        et que sur le carreau
        je vais m’asphyxier
        seule à porter
        la détresse aux seins lourds
        je vais me ratatiner
        en public
        et dans l’intimité

        non non non
        je perds toute décence
        je supplie je m’agrippe
        non non non
        la bouche de la débauchée
        articule son indifférence
        non non non
        la contagion écumante
        la morsure du vide
        JE ne m’entends plus

        Henriette

        https://misquette.wordpress.com/2015/04/16/210-celle-qui-dicte/

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  6. Bonjour Esther,
    Les radiographies de toi sont à chaque fois éclairantes et sublimes. La lumière de tes mots éclaire l’invisible pour les aveugles de l’âme que nous sommes tous en partie.
    J’attends avec impatience qu’un jour (2020?), tu édites un recueil de tes principaux textes pour en faire un livre de chevet qui éclairerait les interstices de mon humanité au seuil de chaque nuit.
    Merci Esther ne nous rendre vivant d’une aussi sublime manière.

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    • Bonjour Dominique, je suis heureuse de te retrouver ici 🙂 Merci de tes mots sur ce texte, (même si je ne me lis pas comme sublime ^^) mais j’entends que tu y trouves matière à réflexion, et je dirais que -comme toi- c’est ce que je recherche dans mes lectures, toujours. Quelque chose qui me fasse évoluer, avancer, me remettre en question et surtout qui me touche au cœur. Tous, nous en sommes capables, je crois (et quelle que soit notre aptitude à écrire) si nous le faisons avec sincérité.

      Pour ce qui est d’éditer, ça a longtemps été un sujet un peu compliqué pour moi, 🙂 Je ne cherche pas la publicité, mais l’échange et ce blog me suffit largement. En revanche, plusieurs personnes m’enjoignent depuis un moment, comme tu le fais ici, à partager ces textes, pour qu’ils puissent toucher d’autres, en arguant du fait qu’ils les lisent comme « éclairants ». « Ne les garde pas pour toi seule » m’a-t-on souvent dit ; il faut donc que je m’applique à ne conserver que cette idée de partage en tête, et que je m’y attelle. Un projet pour cette année ? A suivre 😉

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      • Je comprends tes hésitations d’autant plus que tu ne recherches de toute évidence, ni la gloire, ni la reconnaissance. Le livre est une sorte de cailloux que tu jettes dans l’eau et dont tu ne sais pas sur quel fond il va tomber. Pourquoi s’adresser à des gens que tu connais pas, avec qui tu n’échangeras pas forcément ? Tu possèdes un talent hors norme, voit le en retour, comme l’opportunité désintéressée de l’offrir aux autres.
        Le livre a de surcroît un pouvoir supplémentaire par rapport aux réseaux sociaux. Il a un pouvoir charnel. Avoir demain un livre de toi, c’est pouvoir bénéficier de ta présence, c’est avoir un peu de ton âme et de tes pensées lumineuses à coté de moi, au contraire de mon PC, qui une fois éteint, ne me parle pas de toi. Alors oui, je rêve d’un livre de toi qui sera un fidèle et indispensable compagnon. Je suis heureux de savoir que je suis loin d’être le seul à t’avoir fait cette demande. Oui, je rêve d’une Esther couchée sur du papier, l’encre te va trop bien.

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      • Merci Dominique, j’entends ces arguments et suis sensible à ce que tu dis du partage désintéressé. La matérialité du livre me parle droit au cœur aussi, comme tu peux l’imaginer.

        Je réfléchis à tout cela, je suis depuis un petit moment comme au bord d’une falaise, d’une certaine manière 🙂

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  7. Bonjour Esther, ravie de te retrouver également. Il semblerait que WordPress m’ait désabonné sans me demander mon avis … Voilà qui est réparé !
    Le monde des selfies et de la technologie à outrance, très peu pour moi ! Mais se recentrer sur notre intériorité, voilà qui me parle …
    Belle soirée ! Catherine

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  8. « un dîner au restaurant dans le noir complet, servi par des non-voyants et proposé par l’établissement en question à fins de se mettre à la place de ces derniers pour développer notre empathie à leur égard. »
    La seule pensée (même furtive) de perdre mes yeux m’est vraiment insupportable… Perdre la parole, à la rigueur, perdre l’ouie, admettons, perdre la mobilité, je veux bien essayer d’imaginer cela… Mais les yeux, NON NON NON… c’est la chose la plus effroyable qui pourrait advenir… Et la seule perspective d’engouffrer  » les aliments à pleines mains dans ma bouche, sans souci des conventions. » me glace d’horreur !… Plutôt manger un croûton de pain dans ma petite cuisine !
    PS : et le scann du cerveau ? tu as déjà expérimenté ?

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    • Comme je comprends ta réaction à la pensée de perdre tes yeux ! J’éprouve cette sensation tout comme toi, mais en songeant à la possibilité de perdre l’ouïe. Mais tu vois, ce qui s’avère le plus intéressant pour moi dans cette expérience du noir est ce qu’elle nous apprend de nos peurs, de nos dégoûts… en nous y confrontant et en nous donnant l’occasion de les affronter de manière VOLONTAIRE. Que nous apprend-t-on (hors expériences subies) dans l’espace d’une vie de ces mêmes peurs, de nos envies, de nos colères, de nos chagrins… dans le fond ? Je me sens pour ma part encore assez analphabète, et ce type d’expérience vaut à mon sens pour méthode d’enseignement, même si elle s’avère imparfaite sur la forme comme dans le fond.

      Ps : Je n’ai pas entendu parler de ce scann du cerveau ; tu me taquines ou c’est une expérience réellement proposée ? 🙂

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      • Ce n’est pas une « expérience »… C’est un examen médical (détection de tumeur, d’Alzeimer, ou autre maladie neurologique…) C’est flippant quand on ne sait pas trop à quoi l’on s’attend… 🙂

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      • Non, je n’ai pas fait cet examen, en revanche j’ai vécu scanner et IRM pour détecter un éventuel cancer osseux. Plus que flippant, oui. Mais je crois que celui du cerveau resterait le plus terrible pour moi. Perdre ma tête… brrr.

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